152.
Comme sur une montagne russe dans un parc d'attraction moderne...
Le train roule vite, monte, descend, tourne, se renverse...et un homme s'accroche désespérément à son siège, la gorge nouée, de peur de se faire éjecter.
La vie aussi est une montagne russe. Son parcours est sinueux et fait de hauts et de bas; son train est rapide et ne s'arrête jamais avant la fin.
Aussi, l'homme "ordinaire" s'accroche (désespérement) au mythe d'une identité personnelle stable et d'un scénario de vie, tracé à l'avance, auxquels il va s'identifier; et il voudrait que cela dure indéfiniment, sans changement. En somme, il s'invente un siège auquel il s'accroche solidement. Car toute sa peur à lui est aussi de se faire éjecter...
Mais cette peur lui donne la nausée, il palît à vue d'oeil, il vomit tout ce qui est mauvais en lui: sa pusillanimité, sa lâcheté, son ressentiment... Elle lui fait perdre toute curiosité, il se crispe en essayant d'anticiper les dénivellations à venir...Il se retourne à droite et à gauche; et voit que les autres ont aussi peur que lui... Ceci lui confirme le bien-fondé de sa réaction, et il s'accroche encore plus désespérément à son siège.
Mais tout cela se fait, à son insu, dans les bas-fonds de son âme. Inconsciemment, il essaie sans cesse d'oublier cette peur. Du dehors, il paraitrai "ordinaire", et se comportant comme tout monde. Il a justement choisi le pire critère de jugement : "comme tout le monde."
Il faut dire que cette peur est une peur habile et perfide, logée dans les plus obscurs recoins de l'âme, et elle ne se montre jamais sous son vrai jour; cet homme n'a même pas de mots pour la décrire. Il finit par tricher, il lui donne milles et un nobles, mais faux, noms; il l'etouffe sous le couvert de la vertu, de l'idéal, de l'engagement, du bonheur, du destin... (Il peut même se convaincre que c'est lui qui fait avancer le train.)
Et même s'il lui arrive, des fois, à certains moments difficles, de l'apercevoir se faufillant, comme un serpent rapide, derrière les meubles de son mythe personnel, il n'osera pas aller la chercher; il en détournera les yeux et fera plutôt semblant de ne l'avoir jamais vu...
Elle est pourtant bel et bien là; et surgira sans avrtir le moment venu, pour prendre inopinément toute la place. Vite, très vite...contre toute raison.
****
La solution?
Comme sur une montagne russe dans un parc d'attraction moderne...
On n'y monte que pour l'exaltation de la vitesse sur les rails et des dénivellations imprévisibles qu'offre le parcours.
Mais pour cela, il faut accepter que le train aille vite, qu'on ne peut prévoir ni le virage ni la chute... Il faut juste oser vivre le moment et vouloir en profiter : sentir le vent sur son visage, ouvrir grand les yeux, lever les mains au ciel, crier de joie...et se sentir soulagé au moment où enfin l'on descend du train...
Comme sur une montagne russe dans un parc d'attraction moderne...
Le train roule vite, monte, descend, tourne, se renverse...et un homme s'accroche désespérément à son siège, la gorge nouée, de peur de se faire éjecter.
La vie aussi est une montagne russe. Son parcours est sinueux et fait de hauts et de bas; son train est rapide et ne s'arrête jamais avant la fin.
Aussi, l'homme "ordinaire" s'accroche (désespérement) au mythe d'une identité personnelle stable et d'un scénario de vie, tracé à l'avance, auxquels il va s'identifier; et il voudrait que cela dure indéfiniment, sans changement. En somme, il s'invente un siège auquel il s'accroche solidement. Car toute sa peur à lui est aussi de se faire éjecter...
Mais cette peur lui donne la nausée, il palît à vue d'oeil, il vomit tout ce qui est mauvais en lui: sa pusillanimité, sa lâcheté, son ressentiment... Elle lui fait perdre toute curiosité, il se crispe en essayant d'anticiper les dénivellations à venir...Il se retourne à droite et à gauche; et voit que les autres ont aussi peur que lui... Ceci lui confirme le bien-fondé de sa réaction, et il s'accroche encore plus désespérément à son siège.
Mais tout cela se fait, à son insu, dans les bas-fonds de son âme. Inconsciemment, il essaie sans cesse d'oublier cette peur. Du dehors, il paraitrai "ordinaire", et se comportant comme tout monde. Il a justement choisi le pire critère de jugement : "comme tout le monde."
Il faut dire que cette peur est une peur habile et perfide, logée dans les plus obscurs recoins de l'âme, et elle ne se montre jamais sous son vrai jour; cet homme n'a même pas de mots pour la décrire. Il finit par tricher, il lui donne milles et un nobles, mais faux, noms; il l'etouffe sous le couvert de la vertu, de l'idéal, de l'engagement, du bonheur, du destin... (Il peut même se convaincre que c'est lui qui fait avancer le train.)
Et même s'il lui arrive, des fois, à certains moments difficles, de l'apercevoir se faufillant, comme un serpent rapide, derrière les meubles de son mythe personnel, il n'osera pas aller la chercher; il en détournera les yeux et fera plutôt semblant de ne l'avoir jamais vu...
Elle est pourtant bel et bien là; et surgira sans avrtir le moment venu, pour prendre inopinément toute la place. Vite, très vite...contre toute raison.
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La solution?
Comme sur une montagne russe dans un parc d'attraction moderne...
On n'y monte que pour l'exaltation de la vitesse sur les rails et des dénivellations imprévisibles qu'offre le parcours.
Mais pour cela, il faut accepter que le train aille vite, qu'on ne peut prévoir ni le virage ni la chute... Il faut juste oser vivre le moment et vouloir en profiter : sentir le vent sur son visage, ouvrir grand les yeux, lever les mains au ciel, crier de joie...et se sentir soulagé au moment où enfin l'on descend du train...
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