164.
La nuit sera calme. C'est le titre d'un livre; de Romain Gary.
Je l'aime bien cette phrase: La nuit-sera-calme. Je la répète en moi, deux, trois fois, doucement, silencieusement, comme un mantra; et elle me calme. Sans doute, quelques trois ou quatre habitudes innocentes comme celle-ci, ont plus d'influence sur moi que beaucoup d'infinis. Les grands discours c'est généralement du vent, c'est pour se berner soi-même,...ou d'autres.
Je sais cependant que je n'aurais jamais pu survivre à mes peines imaginaires (imaginaires parce qu’elle n'ont aucune raison d'être) si je n'avais pas écrit tous ces textes ces trois dernières années; même si après coup, je trouve la plupart lourds et compliqués; et que je me dise souvent à l'instant où je mets un point final à l'un d'eux: T'as écrit? T'es content maintenant? T'aurais pas pu te taire au lieu de te vautrer ainsi dans les mots...?
Mais comme tout ce qui n'est pas nécessaire dans ce monde, et qui n'a de justification que sa propre existence, c'est à dire presque tout; je me dis aussi que ces textes sont justifiés puisqu'ils sont là maintenant. Et ils sont que je le veuille ou non l'expression de moi-même à un moment donné. Je sais pourtant que "je est autre", et que ce j'écris n'est qu'une mystification, dont je suis en même temps l'auteur et la victime.
Il y a aussi ce proverbe latin qui définissait l'homme de la sorte: "L'homme est un animal triste après le coït". En ce qui concerne l'écriture, je dirais la même chose: je suis un homme triste après le texte. L'écriture, des fois, c'est pas un luxe, mais une luxure...
Sauf que la volupté des mots ne me laisse généralement pas le choix, et j'en suis amoureux comme des femmes. Romain Gary, encore lui, le dit mieux que moi: "Je ne peux pas ne pas écrire. C'est organique pour moi. J'ai besoin d'écrire, sinon je suis malade. C'est un procédé d'élimination, vous comprenez?".
La nuit sera calme. C'est le titre d'un livre; de Romain Gary.
Je l'aime bien cette phrase: La nuit-sera-calme. Je la répète en moi, deux, trois fois, doucement, silencieusement, comme un mantra; et elle me calme. Sans doute, quelques trois ou quatre habitudes innocentes comme celle-ci, ont plus d'influence sur moi que beaucoup d'infinis. Les grands discours c'est généralement du vent, c'est pour se berner soi-même,...ou d'autres.
Je sais cependant que je n'aurais jamais pu survivre à mes peines imaginaires (imaginaires parce qu’elle n'ont aucune raison d'être) si je n'avais pas écrit tous ces textes ces trois dernières années; même si après coup, je trouve la plupart lourds et compliqués; et que je me dise souvent à l'instant où je mets un point final à l'un d'eux: T'as écrit? T'es content maintenant? T'aurais pas pu te taire au lieu de te vautrer ainsi dans les mots...?
Mais comme tout ce qui n'est pas nécessaire dans ce monde, et qui n'a de justification que sa propre existence, c'est à dire presque tout; je me dis aussi que ces textes sont justifiés puisqu'ils sont là maintenant. Et ils sont que je le veuille ou non l'expression de moi-même à un moment donné. Je sais pourtant que "je est autre", et que ce j'écris n'est qu'une mystification, dont je suis en même temps l'auteur et la victime.
Il y a aussi ce proverbe latin qui définissait l'homme de la sorte: "L'homme est un animal triste après le coït". En ce qui concerne l'écriture, je dirais la même chose: je suis un homme triste après le texte. L'écriture, des fois, c'est pas un luxe, mais une luxure...
Sauf que la volupté des mots ne me laisse généralement pas le choix, et j'en suis amoureux comme des femmes. Romain Gary, encore lui, le dit mieux que moi: "Je ne peux pas ne pas écrire. C'est organique pour moi. J'ai besoin d'écrire, sinon je suis malade. C'est un procédé d'élimination, vous comprenez?".
Oui je comprends parfaitement :)
RépondreSupprimerJ'étais certain que ce texte aller te parler! on se comprend :)
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