53.
Réveil matinal aujourd'hui; ou plutôt ultra-matinal, puisque c'était à quatre heures trente du matin. Je m'étais endormi assez tôt la nuit d'avant, juste après avoir diné et lu une vingtaine de pages du nouveau roman d'Henry Bauchau, que j'avais acheté une semaine auparavant.
J'avais encore trois heures pleines devant moi avant de commencer ma journée de travail; j'ai pris une douche chaude, un petit déjeuner copieux, fumé deux cigarettes, regardé quelques infos à la télé, lu quelques pages du roman...Je me suis ensuite couvert et je suis sorti au balcon pour guetter le lever du jour.
Tout était plongé dans l'obscurité au début. Vers six heures trente, la couleur a viré vers un gris bleuâtre, les silhouettes noires des arbres ont commencé à se dessiner dans la pénombre; les merles et quelques autres passereaux ont entamé leur chant matinal; doucement au départ, puis à mesure que la lumière grandissait, de plus en plus amplement et de plus en plus gaiement. Le soleil n'a ensuite pas tardé à apparaître dans la demi heure suivante; vers un peu plus de sept heures, le ciel était déjà bleu.
J'étais là, repu, bien au chaud, et assis dans la sérénité du matin dans une ville au bord de la méditerranée. Je vivais les véritable instants magiques que l'histoire ne peut pas démentir et que les hommes ne peuvent pas effacer, ils ne m’appartenaient pas..mais ils se donnaient à moi. La terre me gratifiait d'un opéra de lumière et de joie, gratuitement, sans me demander rien en retour; qu'est ce que nous allons chercher ailleurs ?? Pourquoi espérer? pourquoi lutter? pourquoi craindre? pourquoi trembler?. L'essentiel est invisible pour les yeux, disait St-exupéry; on ne voit bien qu'avec le coeur...
Il est sept heures vingt. Je me dépêche de sortir; j'ai trente minutes de trajet à faire en voiture et il faut sortir maintenant si je ne veux pas être coincé dans le trafic. Je ne suis pas un rêveur, je sais où je vis et je sais que ce n'est pas un pays des merveilles, je continue à sourire quand même.
Réveil matinal aujourd'hui; ou plutôt ultra-matinal, puisque c'était à quatre heures trente du matin. Je m'étais endormi assez tôt la nuit d'avant, juste après avoir diné et lu une vingtaine de pages du nouveau roman d'Henry Bauchau, que j'avais acheté une semaine auparavant.
J'avais encore trois heures pleines devant moi avant de commencer ma journée de travail; j'ai pris une douche chaude, un petit déjeuner copieux, fumé deux cigarettes, regardé quelques infos à la télé, lu quelques pages du roman...Je me suis ensuite couvert et je suis sorti au balcon pour guetter le lever du jour.
Tout était plongé dans l'obscurité au début. Vers six heures trente, la couleur a viré vers un gris bleuâtre, les silhouettes noires des arbres ont commencé à se dessiner dans la pénombre; les merles et quelques autres passereaux ont entamé leur chant matinal; doucement au départ, puis à mesure que la lumière grandissait, de plus en plus amplement et de plus en plus gaiement. Le soleil n'a ensuite pas tardé à apparaître dans la demi heure suivante; vers un peu plus de sept heures, le ciel était déjà bleu.
J'étais là, repu, bien au chaud, et assis dans la sérénité du matin dans une ville au bord de la méditerranée. Je vivais les véritable instants magiques que l'histoire ne peut pas démentir et que les hommes ne peuvent pas effacer, ils ne m’appartenaient pas..mais ils se donnaient à moi. La terre me gratifiait d'un opéra de lumière et de joie, gratuitement, sans me demander rien en retour; qu'est ce que nous allons chercher ailleurs ?? Pourquoi espérer? pourquoi lutter? pourquoi craindre? pourquoi trembler?. L'essentiel est invisible pour les yeux, disait St-exupéry; on ne voit bien qu'avec le coeur...
Il est sept heures vingt. Je me dépêche de sortir; j'ai trente minutes de trajet à faire en voiture et il faut sortir maintenant si je ne veux pas être coincé dans le trafic. Je ne suis pas un rêveur, je sais où je vis et je sais que ce n'est pas un pays des merveilles, je continue à sourire quand même.
Magnifique ces extraits. Merci beaucoup pour le partage!
RépondreSupprimerDe rien.
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