68.
Comme le funambule
suspendu à son ombrelle
Je m’accroche
à mon propre déséquilibre
Je connais par cœur
ces chemins inconnus
je peux les parcourir
les yeux fermés
Mes mouvements
n’ont pas la grâce axiomatique
du poisson dans l’eau
du vautour et du tigre
ils paraissent désordonnés
comme tout ce qu’on voit
pour la première fois
Je suis obligé d’inventer
une façon de me déplacer
de respirer
d’exister
Dans un monde qui n’est ni eau
ni air, ni terre, ni feu
comment savoir d’avance,
si l’on doit nager
voler, marcher ou brûler ?
Ghérasim Luca.1945
***
La lutte est lassante, le combat est inégal.
Comme le funambule
suspendu à son ombrelle
Je m’accroche
à mon propre déséquilibre
Je connais par cœur
ces chemins inconnus
je peux les parcourir
les yeux fermés
Mes mouvements
n’ont pas la grâce axiomatique
du poisson dans l’eau
du vautour et du tigre
ils paraissent désordonnés
comme tout ce qu’on voit
pour la première fois
Je suis obligé d’inventer
une façon de me déplacer
de respirer
d’exister
Dans un monde qui n’est ni eau
ni air, ni terre, ni feu
comment savoir d’avance,
si l’on doit nager
voler, marcher ou brûler ?
Ghérasim Luca.1945
***
La lutte est lassante, le combat est inégal.
Enfin, je découvre ton blog...et je crois qu'il me plait. le pouvoir des mots et de leur portée poétique, merci, j'ai une belle lecture qui m'attend.
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