lundi 11 juin 2012

174.

(Suite précédent)

Quelle conséquence tirer de tout ça?

Que nous ne sommes en fin de compte que des corps soumis au bombardement continuel de stimuli extérieurs? Ne pouvons-nous donc "être" qu'en réaction à un extérieur qui nous sollicite? Est-ce là la seule vérité qui nous soit accessible?

Sommes nous réellement incapables de créer une vérité à partir de nous-mêmes? Ne pouvons-nous pas être acteurs de nos propres vies sans forcément tomber dans le piège de nos illusions?

N'y a t-il rien à l'intérieur de nous qui soit lui aussi, tout autant vrai que le réel extérieur? Et s'il n'y a rien, quelle différence subsisterait alors entre pleurer ou rire pour une même raison, ou même sans aucune raison? Tout ne se vaut-il pas dans ce cas? Quel serait la valeur des choix que nous faisons? si tant est est que nous puissions déjà faire des choix?

Qu'y a t-il en nous de vivant, qui provienne de nous, qui soit nous; mais qui n'est ni une réaction à un stimuli extérieur, ni non plus une invention de nos esprits?

Est-ce cela que les extrêmes orientaux appelle la vacuité?

Dans cette vacuité, qu'est ce que nous retrouvons à part la finitude de tout existence? (Mais est-ce que nous commençons déjà pour que nous puissions finir?)

Qu'est ce que nous retrouvons à part notre solitude face à l'indifférence du ciel? (Mais quand est-ce que nous devenons "un" pour que nous puissions être seul?)

Qu'est ce que nous retrouvons à part l'absence de tout sens donné et la liberté d'en créer celui qui nous convient? (Mais quel sens aurait la liberté à créer sa vie si tout, au final, n'a pas de sens?)

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