mardi 6 décembre 2011

50.

J'avais lu cette blague quelque part; je ne me souviens pas où; mais elle m'avait paru sur le moment très pertinente pour comprendre notre relation au temps et à la vie.

- Allo...Oui, t'es où?
- Je suis dans le bus
- Fais vite s'il te plaît!
- Je ne le conduis pas gros con! 

***

Nous ne menons pas nos vies.Nous sommes des passagers dans un bus, conduit par ce qui est, ici ou là, diversement appelé Dieu, le destin, le hasard, l'histoire, etc...Et dont nous n'en maîtrisons ni l'intinéraire, ni la vitesse; et même si nous pensons parfois mener quelque chose, c'est souvent des forces, des peurs et des désirs inconscients qui travaillent en nous à notre insu. En vérité, nous faisons rarement les choses en sachant exactement pourquoi nous les faisons.

En définitive donc, pour nous autres passagers du bus, il ne nous servira à rien de nous irriter contre le trafic, le retard, l'état de la chaussée, les autres usagers de la route,...Il vaudrait mieux qu'on se calme et qu'on comprenne qu'on ne peut en réalité faire que très peu de choses: donner sa place à un invalide ou un vieillard, lire un livre ou un journal, regarder les monuments de sa ville, écouter de la musique, penser à ceux qu'on aime,...ou mieux que tout: méditer en silence à l'impermanence de toute chose.
 
Ecoutez maintenant "Just enjoy the ride" de Morcheeba et tirez de la petite blague que je vous ai raconté toutes les conclusions spirituelles et métaphysiques qui s'imposent.

1 commentaire:

  1. Cette métaphore est excellente...très juste. même si, j'avoue, dans le bus, ne pas pouvoir m'empêcher de rêver à une route infinie bordée d'aubes à contempler, solitaire au volant d'une voiture, seule, vite...l'ivresse de la liberté à savourer.
    dans le bus, je serai le type de passagère calme, mais qui ne peut s'empêcher d'être ailleurs, la musique dans les oreilles, et le regard plongée dans l'univers et ses prores pensées...à rêver toujours de cette ivresse de la liberté...palpable, possible...

    RépondreSupprimer