12.
Oublie ce qui a été et ne pense pas à ce qui sera. Consacre ton esprit à cet instant présent.
Quand tu te sens chez toi, tu le sens parfaitement. Chacun de nous sait parfaitement quand tout est à sa place et qu'il est lui même à sa place. L'air, la terre, l'eau, le feu, les couleurs, les sons, les odeurs, les hommes, les femmes, tous les éléments le lui disent à chaque instant: Ici, tu es chez toi; là, tu n'es pas chez toi.
Au fond de la rue, je vois rougeoyer la lumière de la maison. Je marche et je respire le même air qu'ont respiré mes aïeuls voilà bien des siècles. Le son grave et lointain des vagues se cassant sur la plage arrive jusqu'à mes oreilles et l'odeur iodée de la mer se mêle dans mes narines à l'odeur de la terre humide. Je suis fait de la même poussière que la route sur la quelle je marche, et il me semble connaître les arbres qui la longent et que eux aussi me connaissent.
Ni la lumière, ni les vagues, ni les arbres, ni les étoiles ne sont les mêmes qu'il y a quelques années; tout a changé et tout change continuellement. Il demeure pourtant toujours intact quelque chose qui ressemble à une entente immémoriale entre tous ces éléments. C'est cet accord secret dont se souviennent ceux qui se sentent chez eux. Eux-aussi, à une époque lointaine, y avaient donné leur assentiment.
Hier, je fus ici et demain je le serais aussi. Sans aucun doute, je suis bien chez moi.
Oublie ce qui a été et ne pense pas à ce qui sera. Consacre ton esprit à cet instant présent.
Quand tu te sens chez toi, tu le sens parfaitement. Chacun de nous sait parfaitement quand tout est à sa place et qu'il est lui même à sa place. L'air, la terre, l'eau, le feu, les couleurs, les sons, les odeurs, les hommes, les femmes, tous les éléments le lui disent à chaque instant: Ici, tu es chez toi; là, tu n'es pas chez toi.
Au fond de la rue, je vois rougeoyer la lumière de la maison. Je marche et je respire le même air qu'ont respiré mes aïeuls voilà bien des siècles. Le son grave et lointain des vagues se cassant sur la plage arrive jusqu'à mes oreilles et l'odeur iodée de la mer se mêle dans mes narines à l'odeur de la terre humide. Je suis fait de la même poussière que la route sur la quelle je marche, et il me semble connaître les arbres qui la longent et que eux aussi me connaissent.
Ni la lumière, ni les vagues, ni les arbres, ni les étoiles ne sont les mêmes qu'il y a quelques années; tout a changé et tout change continuellement. Il demeure pourtant toujours intact quelque chose qui ressemble à une entente immémoriale entre tous ces éléments. C'est cet accord secret dont se souviennent ceux qui se sentent chez eux. Eux-aussi, à une époque lointaine, y avaient donné leur assentiment.
Hier, je fus ici et demain je le serais aussi. Sans aucun doute, je suis bien chez moi.