mardi 18 octobre 2011

5.

L’ululement de la chouette et le hurlement lointain d’un chien errant habillent le silence nu de la nuit. Le son de mes pas, cheminant sur les pavés déserts, remonte à mes oreilles. Ils ont le rythme de la quiétude.

Dans ma tête, il n’ y a ni devant ni derrière, ni avant ni après; seulement ce qui est nécessaire au mouvement régulier de mes pieds au même rythme que les battements de mon cœur. Ma mémoire est inactive et ne consigne rien. Je ne pense peut-être à rien, ou peut-être que je pense à tout! En réalité, je pense qu’il n’y a, en cet instant, aucune nécessité à penser.

Je marchais seul et dans la citadelle de ma solitude mourait une souffrance...et doucement, y fleurissait un silence...

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