mardi 18 octobre 2011

6.

Je rentre du travail. Le trafic est très dense. le soir commence à tomber et un gros soleil orange jette ses dernières ombres colorés sur la route. La lumière du crépuscule est extraordinairement apaisante. Je regarde devant moi: Le flot des voitures continue à avancer lentement.

Dans le silence, voilà ce que je vois: Ce qui se passe devant moi se passe éternellement.

Tout avance, bouge, moi, les voitures, les oiseaux, les arbres, les nuages.. mais le temps dans lequel prend place tout ce paysage mouvant, est comme aboli, ou plutôt comme si la même chose se passait éternellement.

Ce n'est pas cette impression, qu'on a tous plus ou moins souvent, du temps qu'on oublie parce qu'on n'en a plus conscience; c'est plutôt exactement l'inverse: je vois que ce qui est devant moi, et moi avec, nous sommes comme dans un temps éternel, ou plutôt comme dans un instant éternellement figé; mais où tout continue malgré tout d'exister et de se mouvoir.

La seule pensée, ou plutôt non pensée qui me vient à l'esprit (car ce n'est qu'un constat que je ne déduis de rien et dont je ne déduis rien) est: "Il y a ce qu'il y a. Il se passe ce qui se passe."

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