lundi 9 janvier 2012

83.

Dimanche après midi; l'heure est à la sieste, mais les travaux chez le voisin ne le permettent pas. Les coups de marteau sur le mur mitoyen résonnent à l'intérieur de ma boîte crânienne et m'empêchent de fermer l'oeil. Tant-pis, ce sera l'occasion de boire un autre thé et fumer quelques cigarettes de plus.

Ceci dit, et je dois le reconnaître, le bruit n'est pas la vraie raison. Je m'endormirais comme un loir si j'étais vraiment d'humeur à dormir. Non, cet après-midi, je ne dormirai pas parce que je n'ai pas la paix; et cette agitation diffuse et sans raison me rend la tête encore plus bruyante que l'appartement de mon voisin.

En définitive, je pense que le seul devoir moral que nous avons, c'est de toujours veiller à nous aménager de larges plages de paix à l'intérieur de nos têtes. Des plages propres, ou l'horizon est lointain et la lumière douce, là où la conscience peut dormir.

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