131.
La démocratie est un système de gouvernement basé sur la garantie de la liberté d'expression, le respect réciproque et d'autrui, et l'instauration d'un juste rapport politique entre les divers composantes du peuple, dans l'intérêt commun de tous. Le champ de la démocratie est la res-publica, les affaires communes...
Jusque là, rien de nouveau; mais il faut dire que cette acception de la démocratie ne doit pas s'arrêter là. Car nous parlons toujours de la démocratie en parlant des autres; alors que l'essentiel de la démocratie se joue en soi.
Non seulement qu'il faille soi-même apprendre à accepter le dialogue, à respecter la différence, à reconnaître l'intérêt commun pour pouvoir se dire démocrate; (Et nous avons encore bien des années d'apprentissage à ce sujet), ceci reste la première étape et elle est encore extérieure, ou du moins concerne encore la relation de l'individu avec l'extérieur; mais il y a encore un autre niveau où il faut instaurer un système démocratique.
Ici le champ d'action change.
En chaque individu vit un peuple entier. Et ce peuple (pour reprendre le terme en vogue) veut. Cela est le fond même de l'existence : une volonté agissante (volonté d'affirmer sa puissance ou son existence dirait le philosophe, volonté de se préserver et de perpétuer l'espèce dirait le scientifique, volonté de s'immortaliser ou de se sauver dirait le religieux). Ce peuple intérieur est extrêmement divers, contradictoire et même divisé; et évolue dans plusieurs niveaux de perception, de raisonnement et d'expression.
A l'image du champ extérieur où la démocratie fait le consensus sur le gouvernement d'un peuple, le meilleur moyen de se gouverner soi-même est d'instaurer la démocratie intérieure. Je reprends les mêmes idées: Garantir la liberté d'expression de chacun, apprendre le respect mutuel, et instaurer un système de gouvernance juste et équitable.
Sans quoi, c'est un tyran qui gouverne. (Quel que soit son expression, sa tendance, son idéologie ou son caractère, jouisseur ou ascétique, spirituel ou charnel,...); celui-là se fera plaisir d'abord d'assujettir toutes les autres composantes de la personne pour qu'ils l'imitent et qu'ils se modèlent sur lui, sur ses croyances et ses habitudes; et puis vient pour lui l'impératif d'en faire ses esclaves pour contempler en eux l'ébauche caricaturale de lui-même.
Autre écueil à éviter, je ne psychologise pas le sujet; le peuple dont je parle ne gît pas dans les insondables profondeurs de l'inconscience. L'exercice démocratique intérieur n'est ni une introspection psychanalytique, ni une confession religieuse, ni une séance de zen-yoga; mais une dynamique perpétuelle d'écoute de soi et de confrontation à la réalité; et dont le seul but est de mener tout ce peuple intérieur vers son intérêt commun: la Vie.
La démocratie est un système de gouvernement basé sur la garantie de la liberté d'expression, le respect réciproque et d'autrui, et l'instauration d'un juste rapport politique entre les divers composantes du peuple, dans l'intérêt commun de tous. Le champ de la démocratie est la res-publica, les affaires communes...
Jusque là, rien de nouveau; mais il faut dire que cette acception de la démocratie ne doit pas s'arrêter là. Car nous parlons toujours de la démocratie en parlant des autres; alors que l'essentiel de la démocratie se joue en soi.
Non seulement qu'il faille soi-même apprendre à accepter le dialogue, à respecter la différence, à reconnaître l'intérêt commun pour pouvoir se dire démocrate; (Et nous avons encore bien des années d'apprentissage à ce sujet), ceci reste la première étape et elle est encore extérieure, ou du moins concerne encore la relation de l'individu avec l'extérieur; mais il y a encore un autre niveau où il faut instaurer un système démocratique.
Ici le champ d'action change.
En chaque individu vit un peuple entier. Et ce peuple (pour reprendre le terme en vogue) veut. Cela est le fond même de l'existence : une volonté agissante (volonté d'affirmer sa puissance ou son existence dirait le philosophe, volonté de se préserver et de perpétuer l'espèce dirait le scientifique, volonté de s'immortaliser ou de se sauver dirait le religieux). Ce peuple intérieur est extrêmement divers, contradictoire et même divisé; et évolue dans plusieurs niveaux de perception, de raisonnement et d'expression.
A l'image du champ extérieur où la démocratie fait le consensus sur le gouvernement d'un peuple, le meilleur moyen de se gouverner soi-même est d'instaurer la démocratie intérieure. Je reprends les mêmes idées: Garantir la liberté d'expression de chacun, apprendre le respect mutuel, et instaurer un système de gouvernance juste et équitable.
Sans quoi, c'est un tyran qui gouverne. (Quel que soit son expression, sa tendance, son idéologie ou son caractère, jouisseur ou ascétique, spirituel ou charnel,...); celui-là se fera plaisir d'abord d'assujettir toutes les autres composantes de la personne pour qu'ils l'imitent et qu'ils se modèlent sur lui, sur ses croyances et ses habitudes; et puis vient pour lui l'impératif d'en faire ses esclaves pour contempler en eux l'ébauche caricaturale de lui-même.
Autre écueil à éviter, je ne psychologise pas le sujet; le peuple dont je parle ne gît pas dans les insondables profondeurs de l'inconscience. L'exercice démocratique intérieur n'est ni une introspection psychanalytique, ni une confession religieuse, ni une séance de zen-yoga; mais une dynamique perpétuelle d'écoute de soi et de confrontation à la réalité; et dont le seul but est de mener tout ce peuple intérieur vers son intérêt commun: la Vie.
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