132.
Je ne crois pas aux révolutions, du moins celles que relatent les écrans de télévision.
Ces "évènements" ont probablement eu lieu; ceci dit, l'expression que je viens d'utiliser explique assez bien pourquoi j'y reste globalement indifférent.
On dit "La révolution a lieu": c'est à dire qu'il y a eu nécessité d'un lieu pour que l’évènement, désigné par "révolution", naisse devant les yeux des contemporains qui le vivent. Ce lieu désigne un espace géographique donné et un moment déterminé de l'histoire: un lieu spatio-temporel en quelque sorte.
Or en réalité, (Et en définitive) personne n'est le contemporain ni le concitoyen de personne. La contemporanéité et la concitoyenneté physiques ne sont que des conventions que prennent entre eux des corps qui se retrouvent par hasard pendant un même temps historique sur un même lieu géographique. Ceux-là conviennent aussi qu'un évènement qu'ils sont en train de vivre ensemble s'appellera "révolution"; marquant par çà une quelconque rupture avec un passé.
Détachons-nous de ces conventions, et nous verrons alors les évènements mourir à l'instant même où ils ont lieu.
Regardons l'histoire millénaire des hommes, et nous verrons le flux des siècles s'en aller, charriant dans leur passage les hommes et leurs idées; et les évènements disparaître sans interruption dans le continuum du temps.
Une révolution n'est pas une rupture, mais l'exacte confirmation du déroulement, sans discontinuité, de l'histoire depuis que les hommes ont en une. Tout est y lié depuis le début, on ne peut séparer aucun évènement d'aucun autre: S'il n'y avait pas eu ceci, il n'y aurait pas eu cela; et nous remonterions ensemble de la sorte des milliers d'années en arrière. L'étymologie du mot "révolution" est elle-même très significative à ce sujet: "révolution" = "retour au point de départ": Nous n'avançons pas, l'avenir est un retour en arrière.
"Eadem, sed aliter" disait Schopenhauer, "la même chose, mais différemment."
Il reste pourtant qu'il y a encore certaines "révolutions" auxquelles je crois. Mais ce sont des révolutions qui n'ont pas lieu; c'est à dire qu'elles n'ont besoin d'un lieu pour naître; seules elles ne meurent pas. Elles peuvent cependant être vécues par ceux qui le veulent.
Où et quand arrivent-elles alors si elles n'ont pas lieu ?
Il faut savoir que l'homme, du moment qu'il a conscience de l'espace et du temps (c'est à dire naturellement, et à priori tous les êtres humains) s'imagine instantanément que ces deux paramètres dessinent autour de lui le monde dans lequel il va, pour une certaine durée, évoluer.
L'homme qui a conscience de la conscience ne se représente plus un "monde dans lequel il évolue"...Il a conscience qu'il est tout simplement.
Dites vous bien alors que le lieu: temps et espace, tels que "monde fait par et pour les hommes, pendant leur durée de existence", n'existe pas (ou dites vous qu'un homme vit un présent éternel dans un univers infini, ou qu'il est partie non séparée d'une réalité ultime, ou que tout est dans la main de Dieu; c'est toujours la même chose, dite différemment) et cherchez la réponse.
Je ne crois pas aux révolutions, du moins celles que relatent les écrans de télévision.
Ces "évènements" ont probablement eu lieu; ceci dit, l'expression que je viens d'utiliser explique assez bien pourquoi j'y reste globalement indifférent.
On dit "La révolution a lieu": c'est à dire qu'il y a eu nécessité d'un lieu pour que l’évènement, désigné par "révolution", naisse devant les yeux des contemporains qui le vivent. Ce lieu désigne un espace géographique donné et un moment déterminé de l'histoire: un lieu spatio-temporel en quelque sorte.
Or en réalité, (Et en définitive) personne n'est le contemporain ni le concitoyen de personne. La contemporanéité et la concitoyenneté physiques ne sont que des conventions que prennent entre eux des corps qui se retrouvent par hasard pendant un même temps historique sur un même lieu géographique. Ceux-là conviennent aussi qu'un évènement qu'ils sont en train de vivre ensemble s'appellera "révolution"; marquant par çà une quelconque rupture avec un passé.
Détachons-nous de ces conventions, et nous verrons alors les évènements mourir à l'instant même où ils ont lieu.
Regardons l'histoire millénaire des hommes, et nous verrons le flux des siècles s'en aller, charriant dans leur passage les hommes et leurs idées; et les évènements disparaître sans interruption dans le continuum du temps.
Une révolution n'est pas une rupture, mais l'exacte confirmation du déroulement, sans discontinuité, de l'histoire depuis que les hommes ont en une. Tout est y lié depuis le début, on ne peut séparer aucun évènement d'aucun autre: S'il n'y avait pas eu ceci, il n'y aurait pas eu cela; et nous remonterions ensemble de la sorte des milliers d'années en arrière. L'étymologie du mot "révolution" est elle-même très significative à ce sujet: "révolution" = "retour au point de départ": Nous n'avançons pas, l'avenir est un retour en arrière.
"Eadem, sed aliter" disait Schopenhauer, "la même chose, mais différemment."
Il reste pourtant qu'il y a encore certaines "révolutions" auxquelles je crois. Mais ce sont des révolutions qui n'ont pas lieu; c'est à dire qu'elles n'ont besoin d'un lieu pour naître; seules elles ne meurent pas. Elles peuvent cependant être vécues par ceux qui le veulent.
Où et quand arrivent-elles alors si elles n'ont pas lieu ?
Il faut savoir que l'homme, du moment qu'il a conscience de l'espace et du temps (c'est à dire naturellement, et à priori tous les êtres humains) s'imagine instantanément que ces deux paramètres dessinent autour de lui le monde dans lequel il va, pour une certaine durée, évoluer.
L'homme qui a conscience de la conscience ne se représente plus un "monde dans lequel il évolue"...Il a conscience qu'il est tout simplement.
Dites vous bien alors que le lieu: temps et espace, tels que "monde fait par et pour les hommes, pendant leur durée de existence", n'existe pas (ou dites vous qu'un homme vit un présent éternel dans un univers infini, ou qu'il est partie non séparée d'une réalité ultime, ou que tout est dans la main de Dieu; c'est toujours la même chose, dite différemment) et cherchez la réponse.
"Revolution will not be televised" (titre d'une chanson de Gil Scott Heron)
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