dimanche 25 mars 2012

140.

Je viens de lire une nouvelle érotique.

J'ai trouvé que c'était une excellente façon d'expérimenter le rôle de l'imagination dans le désir sexuel. Le voyeurisme concupiscent ou la pornographie restent vraiment bien médiocres en comparaison; les images, entrant de force ou par effraction dans le cerveau, manipulent le corps et ne lui laissent jamais le temps de connaître les sensations du désir et du plaisir; alors que les mots, par la lenteur obligatoire que la lecture impose, donnent toujours le temps à l'esprit et au corps de se promener main dans la main dans "ces jardins parfumés"...

Et il me semble que l'humanité est bien cela: une conscience de soi et une harmonie entre le corps et l'esprit, même en ce qui concerne le désir sexuel.

La conscience de soi, en elle même, n'élimine ni les instincts, ni les pulsions, ni les affects humains normaux: on a faim, on a soif, on est joyeux, on est triste, on est en colère, et on désire aussi ardemment... La nature ne peut pas changer; mais ce qui diffère c'est que tout cela est clairement vu et compris: "il n'y a plus rien qui se fasse en moi à l'insu de moi-même. Il n'y a rien qui me dépasse, qui me submerge, ou qui me fait faire, ou dire des choses à "mon insu", ou "contre ma volonté"...

Ce que je veux dire enfin, c'est qu' essentiellement ce qu'enseigne cette conscience, outre le fait de savourer pleinement les plaisirs de l'érotisme, c'est qu'en matière de relations entre hommes et femmes, la règle primordiale est et doit toujours rester le respect...ne pas entrer par effraction: ni par une parole, ni par un regard, ni par un geste; laisser toujours à l'autre la liberté de choisir entre vous accepter ou non.

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