101.
Je m’enfonce, et sans cesse plus loin, dans les cavités de ma propre conscience, ses stalactites et ses stalagmites, ses chauves souris et ses eaux souterraines...
Exercices quotidiens de spéléologie intérieure...Je vous épargne les détails. Je n'en garde de toutes manières dans mon âme, que le souvenir de l'effort; comme le coureur ne garde après le marathon, que le souvenir de l'acide lactique dans ses jambes.
Heureusement, il y a de la vaisselle à faire. Les assiettes sont entassées dans l'évier depuis trois jours, et il n'y avait rien à faire de mieux que d'aller les laver. Faire la vaisselle est un de mes moments zen préférés. Mon esprit troublé s'apaise; car je ne pense plus à rien; seule demeure l'action de frotter l'assiette, de l'essuyer et de la mettre dans le bac.
En fin d'après midi, je relis le poème de Rilke: Le torse archaïque d'Appolon" qui décrit la statue d'un Appolon sans tête et qui se termine par cette injonction: " Tu dois changer ta vie". A ce moment là, me revient en pleine figure ce qui me manque: il ne me manque rien de plus qu'une caresse, il ne manque que de toucher et d'être touché.
J'en entends presque ma peau crier !
Je m’enfonce, et sans cesse plus loin, dans les cavités de ma propre conscience, ses stalactites et ses stalagmites, ses chauves souris et ses eaux souterraines...
Exercices quotidiens de spéléologie intérieure...Je vous épargne les détails. Je n'en garde de toutes manières dans mon âme, que le souvenir de l'effort; comme le coureur ne garde après le marathon, que le souvenir de l'acide lactique dans ses jambes.
Heureusement, il y a de la vaisselle à faire. Les assiettes sont entassées dans l'évier depuis trois jours, et il n'y avait rien à faire de mieux que d'aller les laver. Faire la vaisselle est un de mes moments zen préférés. Mon esprit troublé s'apaise; car je ne pense plus à rien; seule demeure l'action de frotter l'assiette, de l'essuyer et de la mettre dans le bac.
En fin d'après midi, je relis le poème de Rilke: Le torse archaïque d'Appolon" qui décrit la statue d'un Appolon sans tête et qui se termine par cette injonction: " Tu dois changer ta vie". A ce moment là, me revient en pleine figure ce qui me manque: il ne me manque rien de plus qu'une caresse, il ne manque que de toucher et d'être touché.
J'en entends presque ma peau crier !
Comment donc une âme si généreuse et douce ne trouve-t-elle pas son âme soeur...Peut-être n'est-ce qu'une affaire de temps ou faudrait-il peut-être donner un coup de pouce au destin ;)
RépondreSupprimerNathanaëlle : Merci pour tes mots doux.
RépondreSupprimerComment se fait-il que je n'ai pas trouvé pas mon âme soeur jusqu'ici? Je ne sais pas, je ne sais pas. Il se fait, c'est tout. Des circonstances, des incompréhensions, des erreurs, des habitudes, des hésitations, des peurs, des vanités, les miennes surtout...La chance, la malchance, la vie, le destin lui-même quoi!
Il se peut très probablement aussi que je ne m'en sois jamais assez donné l'occasion. Pas plus. Et peut-être tant mieux ;)
Est-ce une affaire de temps? Le temps commence à courir pour moi. Je commence à me faire vieux. et je ne pense pas que j'en ai beaucoup. Un coup de pouce au destin? Je ne pense pas qu'on puisse le provoquer, sauf au risque de se faire écraser. Il est ce qu'il est et ce qui devra arriver arrivera. Ceci dit, je ne refuse jamais ce qu'il nous cache, je suis toujours ouvert ;)
A très bientôt.