dimanche 22 janvier 2012

96.

Si l'on prend tout au sérieux, la vie serait tragiquement désespérante. Et si l'on tourne tout en dérision, elle serait affreusement ridicule. Il faudrait apprendre à se moquer de tous ses chagrins; et en même temps; ne pas croire à toutes ses joies.

Pour occuper l'après midi, je suis parti lire "le bréviaire des vaincus" de E.M. Cioran en bord de mer. Mon âme encline à la mélancolie a trouvé son compte dans les formules nihilistes du philosophe. Entre-temps, mon corps s'est délecté à la chaleur du soleil qui éclairait cette après-midi hivernale. J'avais trouvé le bon équilibre entre le désespérance nécessaire à toute lucidité et la joie nécessaire à la poursuite de la vie.

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