samedi 5 novembre 2011

18.

Je verse du café noir dans la tasse. Je lui rajoute un morceau de sucre qui s'y dilue doucement. Je sens mes yeux s'ouvrir à la lumière.

Dehors, le soleil s'active à éclairer le sol, les oiseaux du matin gazouillent allègrement et les arbres se délestent des dernières gouttes de rosée sur leurs feuilles. Les croissants chauds sortent du four, les moteurs des voitures démarrent en trombe et les premiers sifflets de la police commencent à retentir.

Je suis debout à ma fenêtre; je fais attention à la vie, au monde et à ce mouvement qui ne s'arrête jamais. C'est comme ça depuis des millions d'années: A chaque fois, la vie réussit à recycler la putridité de la nuit morte dans la beauté du jour naissant.

Cette exactitude d'être me fascine.

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