mercredi 23 novembre 2011

42.

Tout ce que nous disons, pensons et imaginons ne peut être jamais plus que des frémissements de surface.

Ni idées, ni images, ni paroles...pas même le silence.

Le réel tout simplement, terriblement plat et réel; les choses muettes, les conversations sans suite, les loisirs communs, les besoins vitaux, manger, boire, dormir, parler, rêver; et la conscience nette que cela n'est pas un spectacle. Ne pas craindre qu'il finisse, ne pas espérer qu'il dure. Ne pas avoir d'opinions quant à ceci ou quant à cela. Être de bonne volonté, c'est à dire sans volonté propre, mais de volonté vraie. Penser moins et agir plus; simplement faire ce qui est à faire.

Oui; mais aussi constamment voir la surface en tant qu'elle est surface; personnages, habitudes, quotidiens, désirs, opinions, croyances, circonstances; simples frémissements sans consistance, s'en allant vers l'écume comme s'en vont les vagues sur la surface d'un océan intranquille.

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