lundi 14 novembre 2011

29.

Parfois, ne rien faire, mais sérieusement ne rien faire, ne serait-ce que pendant quelques secondes,  permet de saisir que toutes les façons on ne fait jamais rien.

Autant la servitude des croyants que la liberté des incroyants sont souvent plaisantes à considérer, autant il me semble qu'en réalité tout se fait sans eux, sans nous, sans personne enfin. Je en dis pas que nous sommes des marionnettes manipulées par de hautes mains; non, cela serait trop facile, je dis simplement qu'il n'y a pas de spectacle.

La vigilance de l'esprit, c'est la persévérance d'un funambule dans un cirque sans spectateurs et sans chapiteau, mais qui continue néanmoins à se refuser obstinément au sol, tout en sachant parfaitement qu'il y tombe au moindre coup de vent.

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