lundi 14 novembre 2011

30.

Le prisonnier qui ne connaît que sa cellule s'imagine qu'il y a au delà des murs de vastes prés verdoyants baignés par le soleil à longueur de journée...Dehors, il se peut qu'il n'y ait que le désert...

Se heurter aux limites du langage, crée aussi une illusion de transcendance: un haut mur, et au delà, le rêve d'un silence universel et éloquent... Mais il se pourrait également que les limites de la langue définissent aussi la totalité de ce qu'il est possible de connaître.

Ici-bas, il ne faut pas rêver, il faut ouvrir des fenêtres dans les murs.

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