45.
J'écris souvent, et je me pose des questions sur ce que j'écris, c'est vrai; mais vous m'avez rappelé, en me lisant, combien lire était aussi important pour moi ...
J'aime lire...et un de mes rêves (en cours de réalisation, lentement et patiemment) est de me constituer une bibliothèque de mille volumes où je pourrai me retirer quand l'agitation du monde commencera à m'ennuyer au delà de mes capacités...
J'aime lire parce qu'avoir un livre entre les mains, c'est exactement comme avoir entre les mains les clés d'un royaume secret dont on est le seul visiteur.
J'aime lire parce qu'un livre c'est toujours la possibilité de partir, de découvrir, de connaître et de se reconnaître. Et puis repartir encore une fois comme si on n'était jamais arrivé...tel un Ulysse constamment en voyage, voguant sur les eaux d'une mer qui ne finit pas.
J'aime lire parce que c'est toujours pouvoir s'en aller ailleurs, et puis revenir au bout de quelques pages et avec soi des paysages lointains, des chants de sirènes et des trésors de sagesse; mais aussi et surtout le souvenir précieux d'une liberté dont on se dit que peu ont la chance de connaître..
J'aime lire parce que c'est avoir cette possibilité de parcourir en quelques heures des siècles et des siècles, et aller fouiller des destins, des silences, des amours et des ruines,…et puis se trouver heureux de revenir à soi dans son lit, marquer la page, refermer le livre et s'abandonner à un sommeil paisible.
J'aime lire parce que c'est ne plus jamais être seul; car on ouvre un livre comme on tombe amoureux: par désir, par complicité, par impatience...Et on peut ainsi toucher au silence et à la vérité dans une seule phrase, comme on trouverait la joie et le sommeil dans un seul corps.
---
(Qui des passionnés de lecture ne connaît pas cette douce volupté qu'on éprouve quand on a en tête le titre d'un livre et qu'on se penche dessus pour la première fois, se délectant intérieurement à l'idée qu'on va enfin pouvoir le lire?
N'est ce pas là, cette même tendre et douce joie que celle de trouver dans le sourire de ceux qu'on aime une raison suffisante pour vivre; et pouvoir ainsi se dire que quand bien même la vie serait encline à se vider à l'instant de toutes ses espérances, on est déjà sauvé...)
(P.S: Quel bonheur de ne pas avoir encore lu Moby Dick! )
J'écris souvent, et je me pose des questions sur ce que j'écris, c'est vrai; mais vous m'avez rappelé, en me lisant, combien lire était aussi important pour moi ...
J'aime lire...et un de mes rêves (en cours de réalisation, lentement et patiemment) est de me constituer une bibliothèque de mille volumes où je pourrai me retirer quand l'agitation du monde commencera à m'ennuyer au delà de mes capacités...
J'aime lire parce qu'avoir un livre entre les mains, c'est exactement comme avoir entre les mains les clés d'un royaume secret dont on est le seul visiteur.
J'aime lire parce qu'un livre c'est toujours la possibilité de partir, de découvrir, de connaître et de se reconnaître. Et puis repartir encore une fois comme si on n'était jamais arrivé...tel un Ulysse constamment en voyage, voguant sur les eaux d'une mer qui ne finit pas.
J'aime lire parce que c'est toujours pouvoir s'en aller ailleurs, et puis revenir au bout de quelques pages et avec soi des paysages lointains, des chants de sirènes et des trésors de sagesse; mais aussi et surtout le souvenir précieux d'une liberté dont on se dit que peu ont la chance de connaître..
J'aime lire parce que c'est avoir cette possibilité de parcourir en quelques heures des siècles et des siècles, et aller fouiller des destins, des silences, des amours et des ruines,…et puis se trouver heureux de revenir à soi dans son lit, marquer la page, refermer le livre et s'abandonner à un sommeil paisible.
J'aime lire parce que c'est ne plus jamais être seul; car on ouvre un livre comme on tombe amoureux: par désir, par complicité, par impatience...Et on peut ainsi toucher au silence et à la vérité dans une seule phrase, comme on trouverait la joie et le sommeil dans un seul corps.
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(Qui des passionnés de lecture ne connaît pas cette douce volupté qu'on éprouve quand on a en tête le titre d'un livre et qu'on se penche dessus pour la première fois, se délectant intérieurement à l'idée qu'on va enfin pouvoir le lire?
N'est ce pas là, cette même tendre et douce joie que celle de trouver dans le sourire de ceux qu'on aime une raison suffisante pour vivre; et pouvoir ainsi se dire que quand bien même la vie serait encline à se vider à l'instant de toutes ses espérances, on est déjà sauvé...)
(P.S: Quel bonheur de ne pas avoir encore lu Moby Dick! )
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