105.
C'était un peu avant le crépuscule.
J'étais assis dos à la porte, la fenêtre ouverte; et dans mes mains, je tenais un livre que je ne lisais plus. Les dernières lueurs du jour éclairaient faiblement le lieu. Tu es entrée sans frapper et sans faire de bruit. Tu t'es approchée de moi et et tu t'es arrêtée juste derrière ma chaise. De ton coude droit tu as pris appui sur mon épaule, tandis que de la main gauche tu as cherché à fermer le livre qui était sur mes genoux pour en connaître le titre.
J'étais un peu perdu dans les limbes, un peu sonné par la fatigue et la chaleur. Je ne sais pas si j'en suis revenu ou pas, car ton souffle légèrement haletant, tes épaules nues, tes cheveux soyeux, ton cou dégagé, ta main sans défauts et ses doigts fins et longs; tout participait encore à l'ambiance onirique de la situation. Je n'ai pas eu le temps de me retourner pour te parler. J'ai plutôt laissé ma tête tomber en arrière pour s'appuyer très légèrement sur ta poitrine. Tu ne t'es pas pas éloignée, tu as laissé faire. Il m'a même semblé que tu t'es un peu plus penchée vers moi. Tu dégageais de la chaleur, de la douceur, et un parfum de sensualité, comme il ne peut en être...que lorsque les femmes sont femmes.
Tu m'avais dit, presque en chuchotant: " Tu lis encore?" ; mais je ne t'entendais plus, je ne voyais que tes yeux briller et tes lèvres rouges remuer doucement. Le désir montait et tout ce dont j'avais envie à cet instant là, c'était de t'embrasser.
***
Je me suis réveillé... Il était six heures trente du matin. Il me fallait ouvrir les yeux. Je ne pouvais plus continuer; tout ce qui pouvait arriver ne serait plus mon rêve, mais mon imagination.
Je n'ai pas pu embrasser celle dont j'ai rêvé. Je n'ai même pas vu son visage.
C'était un peu avant le crépuscule.
J'étais assis dos à la porte, la fenêtre ouverte; et dans mes mains, je tenais un livre que je ne lisais plus. Les dernières lueurs du jour éclairaient faiblement le lieu. Tu es entrée sans frapper et sans faire de bruit. Tu t'es approchée de moi et et tu t'es arrêtée juste derrière ma chaise. De ton coude droit tu as pris appui sur mon épaule, tandis que de la main gauche tu as cherché à fermer le livre qui était sur mes genoux pour en connaître le titre.
J'étais un peu perdu dans les limbes, un peu sonné par la fatigue et la chaleur. Je ne sais pas si j'en suis revenu ou pas, car ton souffle légèrement haletant, tes épaules nues, tes cheveux soyeux, ton cou dégagé, ta main sans défauts et ses doigts fins et longs; tout participait encore à l'ambiance onirique de la situation. Je n'ai pas eu le temps de me retourner pour te parler. J'ai plutôt laissé ma tête tomber en arrière pour s'appuyer très légèrement sur ta poitrine. Tu ne t'es pas pas éloignée, tu as laissé faire. Il m'a même semblé que tu t'es un peu plus penchée vers moi. Tu dégageais de la chaleur, de la douceur, et un parfum de sensualité, comme il ne peut en être...que lorsque les femmes sont femmes.
Tu m'avais dit, presque en chuchotant: " Tu lis encore?" ; mais je ne t'entendais plus, je ne voyais que tes yeux briller et tes lèvres rouges remuer doucement. Le désir montait et tout ce dont j'avais envie à cet instant là, c'était de t'embrasser.
***
Je me suis réveillé... Il était six heures trente du matin. Il me fallait ouvrir les yeux. Je ne pouvais plus continuer; tout ce qui pouvait arriver ne serait plus mon rêve, mais mon imagination.
Je n'ai pas pu embrasser celle dont j'ai rêvé. Je n'ai même pas vu son visage.
Je te souhaite, du fond du coeur, de voir ce visage un jour et de sourire en pensant qu'il y a pas longtemps, un aussi simple moment en apparence, avait jadis représenté un rêve pour toi :)
RépondreSupprimerMerci Nathanëlle, du fond du coeur. Tu m'honores, et je m'incline humblement baiser ta main.
RépondreSupprimerEt au fait, à propos de "rêver sa vie", le poète n'a t-il pas déjà dit: "La vie est un sommeil, l'amour en est le rêve; Et vous aurez vécu, si vous avez aimé."