124.
L'orage avait attendu la nuit pour rugir dans ma tête.
Un déluge d'amertume, enfouie en je ne sais quel abîme secret, m'a, sans prévenir, littéralement submergé. Je m'étais d'un coup, senti comme une barque prise dans un violent torrent qui l'emmenait jusqu'à la chute vertigineuse du fleuve; et je n'avais rien, ni personne, à quoi ou à qui j'aurai pu m'accrocher; au contraire, ma solitude me poussait encore devant...
Je me suis vite allé couché ce soir-là; le combat devenait inégal, il ne me retenait plus à moi-même que d'envisager la possibilité de me lever le lendemain, de boire un café chaud et de fumer la première cigarette du matin. J'ai fini ma journée par cette prière: Dieu! faites que demain arrive au plus vite!
Aujourd'hui, je me réveille sur un spectacle désolant. Cette pluie acide a ravagé tous les champs de mon être; il ne reste rien; et il faudra tout replanter.
Je commence par regarder le soleil, sourire à une voisine que je rencontre sur le palier, et penser au texte que j'écrirai, quand je serai au bureau, pour apaiser mon angoisse de la veille.
L'orage avait attendu la nuit pour rugir dans ma tête.
Un déluge d'amertume, enfouie en je ne sais quel abîme secret, m'a, sans prévenir, littéralement submergé. Je m'étais d'un coup, senti comme une barque prise dans un violent torrent qui l'emmenait jusqu'à la chute vertigineuse du fleuve; et je n'avais rien, ni personne, à quoi ou à qui j'aurai pu m'accrocher; au contraire, ma solitude me poussait encore devant...
Je me suis vite allé couché ce soir-là; le combat devenait inégal, il ne me retenait plus à moi-même que d'envisager la possibilité de me lever le lendemain, de boire un café chaud et de fumer la première cigarette du matin. J'ai fini ma journée par cette prière: Dieu! faites que demain arrive au plus vite!
Aujourd'hui, je me réveille sur un spectacle désolant. Cette pluie acide a ravagé tous les champs de mon être; il ne reste rien; et il faudra tout replanter.
Je commence par regarder le soleil, sourire à une voisine que je rencontre sur le palier, et penser au texte que j'écrirai, quand je serai au bureau, pour apaiser mon angoisse de la veille.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire