vendredi 4 novembre 2011

15.

Je fais partie des 98% de la population de ce pays. Évidemment, dans ces 98%, il y a des degrés: je fais partie des 10% ou des 20% supérieurs (en termes matériels s'entend) : j'ai un travail, une maison, une assurance, une épargne, une voiture, etc... et il en va comme ça avec de moins en moins de choses, jusqu'au 10% inférieurs;  Mais en fin de compte, Nous nous rejoignons tous dans le fait que mangeons tous chaque soir à notre faim. Les 2% restants, c'est 1% qui se goinfrent et  1% qui meurent de faim.

Tôt ce matin, sur la route du travail, les voitures étaient arrêtés au feu; un mendiant, très vieux, grelottant de froid, ne parvenant même pas à se lever pour demander de l'argent, nous regardait passer. Que faire? Être ému de sa misère? Lui jeter une pièce? Lui promettre le royaume du ciel? Maudire l'injustice du système qui l'a amené à cet état ? Oui, tout ça à la fois; et en même temps, être conscient que cela ne change rien... Le feu passe au vert, les voitures s'éloignent.

Les bons sentiments font-ils bouger le monde? Je ne sais pas; il me semble que du matin au soir, il poursuit invariablement sa course folle; et ne tient pas compte de nos sentiments, il ne tient, peut-être, même pas compte de notre existence...

3 commentaires:

  1. les bons sentiments sont la clé du travail humanitaire et associatif. On ne peut pô changer le monde tout seul mais en groupe si :)))

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  2. On ne change pas le monde :)

    "Ce qui a été, c'est ce qui sera, et ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera, il n'y a rien de nouveau sous le soleil."

    Mais il est certain qu'il faut beaucoup de gens comme toi pour adoucir la peine de beaucoup d'autres.

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  3. laisse moi croire qu'avec un peu de volonté éparpillé partout sur cette terre on pourra le faire! l'espoir conduit à des folies douces qui donnent le sourire à un être en détresse!

    merci pour le compliment :D

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