21.
Je ne m'indigne plus. J'ai perdu cette verve idéaliste qui me faisait rougir de rage lorsque je me trouvais confronté à la médiocrité indubitable du genre humain, la mienne et celle des autres, ici et ailleurs.
Je ne me soucie plus de l'avenir de l'espèce humaine, de l'injustice criante qui sépare les deux hémisphères du globe et encore moins de la guerre planétaire, inéluctable soit dit en passant, qui risque de survenir bientôt. Je me soucie peut-être encore un petit peu de l'avenir politique de ce pays, mais très légèrement, vraiment, juste le temps d'occuper une conversations ou deux avec les collègues.
Je ne sais même plus au nom de quoi je m'indignais auparavant. C'était à n'en pas douter du simple commentaire, drapé certes dans les beaux draps de l'idéalisme, mais c'était du simple commentaire quand même. Il s'avère que je n'ai pas de grandes idées et que je n'ai pas de principes immuables. Je prends ce qui est à prendre. Je donne ce qui est à donner. Je fais ce qu'il y a à faire. Je profite, Je vis tout simplement.
Il y a des Che, des Luther King et des Mandela un peu partout maintenant. Et je n'en suis pas un. Mes idées ne heurteront pas mes semblables s'ils daignent juste le reconnaître. Ils ne heurteront à la rigueur que les nouveaux professionnels de l'indignation. A ceux là je demande quand même qu'ils ne se fassent pas d'illusion: je ne me situe nulle part, et me tiens à égale distance de la nostalgie d'hier et de l'espoir de demain.
L'ironie et le cynisme n'aident pas, je sais. Je paraîtrai désabusé, déçu...Mais je ne considère pas cela comme un aveu d'échec. Loin de là. Pour échouer, il aurait fallu vraiment vouloir changer le monde. Mais force est de reconnaître que je ne l'ai jamais voulu. Non, ce qui est arrivé, c'est seulement que j'ai grandi.
Je ne m'indigne plus. J'ai perdu cette verve idéaliste qui me faisait rougir de rage lorsque je me trouvais confronté à la médiocrité indubitable du genre humain, la mienne et celle des autres, ici et ailleurs.
Je ne me soucie plus de l'avenir de l'espèce humaine, de l'injustice criante qui sépare les deux hémisphères du globe et encore moins de la guerre planétaire, inéluctable soit dit en passant, qui risque de survenir bientôt. Je me soucie peut-être encore un petit peu de l'avenir politique de ce pays, mais très légèrement, vraiment, juste le temps d'occuper une conversations ou deux avec les collègues.
Je ne sais même plus au nom de quoi je m'indignais auparavant. C'était à n'en pas douter du simple commentaire, drapé certes dans les beaux draps de l'idéalisme, mais c'était du simple commentaire quand même. Il s'avère que je n'ai pas de grandes idées et que je n'ai pas de principes immuables. Je prends ce qui est à prendre. Je donne ce qui est à donner. Je fais ce qu'il y a à faire. Je profite, Je vis tout simplement.
Il y a des Che, des Luther King et des Mandela un peu partout maintenant. Et je n'en suis pas un. Mes idées ne heurteront pas mes semblables s'ils daignent juste le reconnaître. Ils ne heurteront à la rigueur que les nouveaux professionnels de l'indignation. A ceux là je demande quand même qu'ils ne se fassent pas d'illusion: je ne me situe nulle part, et me tiens à égale distance de la nostalgie d'hier et de l'espoir de demain.
L'ironie et le cynisme n'aident pas, je sais. Je paraîtrai désabusé, déçu...Mais je ne considère pas cela comme un aveu d'échec. Loin de là. Pour échouer, il aurait fallu vraiment vouloir changer le monde. Mais force est de reconnaître que je ne l'ai jamais voulu. Non, ce qui est arrivé, c'est seulement que j'ai grandi.
est-il possible de connaître qui se sache derrière tout ce monde ?
RépondreSupprimerQui se sache ou se cache ?
RépondreSupprimerSi c'est qui se cache, alors personne, puisque je ne me cache pas. Tu retrouveras ma vraie identité et mon mail sur mon ancien blog (assyl.wordpress.com)
Moi aussi j'ai grandi !
RépondreSupprimer@Rose: Merci de ta présence ici. Bienvenue
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