mercredi 1 février 2012

102.

Je ne me crois plus quand je suis triste. Je ne me crois plus quand je suis heureux.
Il ne m'arrive pas grand chose qui me touche vraiment; et tous mes problèmes sont de faux problèmes. Je suis aussi sec qu'une branche morte; et tout me fait bâiller...Je me moque de mes rêves...

Je revois mes anciennes peines et  mes anciennes joies...ce n'était que de l'écume; ma jeunesse soufflait et le vent se levait. Il n'en reste en vérité jamais rien, de ces errements infantiles,...ni les larmes ni les rires...Tout disparaît dans le temps qui meurt et toutes les flammes s'éteignent.

Ai-je été tant déçu déjà, que je n'ai plus aujourd'hui la force d'espérer? Quand est-ce que la peur a gagné? Quand est ce que mon âme s'est-elle suffi à vivre dans ce petit enclos désert? Ou, peut-être, plus honnêtement, l'a t-elle jamais quitté un jour? Toutes ses ardeurs passées n'étaient-elles donc que fumisterie ?

2 commentaires:

  1. Je partage avec toi cet état de lassitude..Même si je suis en plein dedans dans ma "jeunesse", n'empêche que je sens déjà ce poids du temps qui passe, et me dépasse...
    Des fois, je me dis que c'est certain; je me plais dans cet état-là. C'est celui qui me ressemble le plus et on ne pourrait rien y changer; je passerais ma vie en compagnie du bruit de ma respiration et enfouie dans un tas de vieux livres en poussière..:)

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  2. Je ne sais pas quel âge tu as exactement; mais tu es certainement encore très jeune, même si tu as l'impression d'avoir déjà vécu longtemps; c'est sans doute "faute" d'avoir beaucoup lu... et lire, c'est connu, dilate le temps de vivre. N'empêche...Nous vivons si peu, que de l'allonger un peu cette vie, ce n'est pas de refus.

    Et entre nous: respirer, lire, un soleil, et si par bonheur, c'est à deux; alors ce que tu considères comme ta fatalité, n'est que la plus belle vie que je puisse te souhaiter.

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